>>Michel Sardou

Michel Sardou une popularité toujours croissante

Michel Sardou est né le 26 janvier 1947 à Paris. Son père, Fernand Sardou, était un chanteur et un acteur tandis que sa mère, Jackie Sardou était une actrice. Son grand-père paternel, Valentin Sardou, était comédien à Marseille, tandis que sa grand-mère était chanteuse. Sardou est connu non seulement pour ses chansons d’amour (« La maladie d’amour », « Je vais t’aimer »), mais aussi pour des chansons traitant de diverses questions sociales et politiques, telles que les droits des femmes dans les pays islamiques ( » Musulmanes « ), le célibat clérical ( » Le curé « ), le colonialisme ( » Le temps des colonies « , » Ils ont le pétrole mais c’est tout « ) ou la peine de mort ( » Je suis pour « ). Un autre thème parfois controversé de certaines de ses chansons (« Les Ricains » et « Monsieur le Président de France » par exemple) est son respect et son soutien à la culture et aux politiques étrangères des Etats-Unis d’Amérique. Il a été accusé d’être un raciste en raison de sa chanson de 1976 « Le temps des colonies », où il a chanté positivement sur le colonialisme et l’esclavage, mais Sardou a toujours affirmé que la chanson était sarcastique. Son single 1981 « Les lacs du Connemara » a été un succès international (surtout aux Pays-Bas). Un certain nombre de ses chansons à succès ont été écrites en collaboration avec Jacques Revaux et Pierre Delanoë, quelques autres (notamment « En chantant ») avec le chanteur italien Toto Cutugno.

Vie privée

Sardou a épousé Françoise Pettré, danseuse, en 1965. Ils ont deux filles: Sandrine (née le 15 janvier 1970) et Cynthia (née le 4 décembre 1973). Ils ont divorcé en 1977. Il a épousé en octobre 1977 sa deuxième épouse, Elizabeth Haas, appelée « Babette ». Ils ont deux fils: Romain, écrivain (né le 6 janvier 1974) et Davy, acteur (né le 1er juin 1978). Ils ont divorcé en juin 1999. Le 11 octobre 1999, ils ont épousé Anne-Marie Périer, la fille de l’acteur François Périer et la sœur du photographe Jean-Marie Périer. Elle est l’ancienne rédactrice en chef du magazine Elle. Ils se sont mariés à Neuilly-sur-Seine par l’ancien président Nicolas Sarkozy. Sardou a commencé à travailler comme serveur dans le cabaret de son père à Montmartre.

Succès et controverses (1970-1980)

Il a vraiment rencontré un vrai succès en 1970, quand il a sorti son premier album studio, J’habite en France. Trois chansons extraites de ce travail sont devenues des tubes: « J’habite en France », « Et mourir de plaisir » mais surtout « Les bals populaires » « ), qui a atteint le sommet de la carte française. De cet album, les hits seraient ininterrompus tout au long des années 1970. Les chansons « Le rire du sergent » (1971), « Le surveillant général » (1972) ont trouvé grâce auprès du public. Mais son succès est scellé en 1973 avec l’album La maladie d’amour. Son titre « La maladie d’amour », « Les vieux mariés », mais adapté en anglais sous le titre « Il n’est pas trop tard pour recommencer » « ) et » Les villes de la solitude « deviendraient éventuellement de grands succès. Cependant, cette dernière chanson a déclenché une controverse alors que Sardou prend le rôle d’un homme qui, fatigué de sa routine quotidienne monotone, exprime ses fantasmes brutaux (de voler une banque et de violer des femmes), mais n’agit jamais sur eux. L’organisation féministe MLF s’est opposée.

Les controverses atteignent leur apogée en 1976, avec l’album La vieille (The Old Woman). Le premier extrait, « Le France », sorti en novembre 1975, était un message d’indignation adressé au président de la France, Valéry Giscard d’Estaing, qui venait de vendre le paquebot SS France. La chanson controversée a été bien accueillie par les syndicats et le parti communiste même si Sardou a été vu, à cause de plusieurs autres chansons, comme un chanteur réactionnaire archétypal. Même après que l’album fut un véritable triomphe (plus d’un million d’exemplaires vendus), d’autres extraits, comme « J’accuse » (« Je charge les hommes de … ») ou « Le temps des colonies » Empire « ) parle d’un chanteur qui défend les vieilles valeurs conservatrices. Il a même été accusé d’être un raciste et un apologiste du colonialisme, mais il a toujours insisté sur le fait que la chanson était écrite en caractères plutôt que d’être une expression de ses propres opinions. La chanson « Je suis pour … ») met Sardou dans le rôle d’un homme en faveur de la peine de mort parce que son propre fils a été tué. Dans la foulée de cette situation et d’autres positions politiques exprimées par lui, des campagnes anti-Sardou ont été lancées; leurs manifestations perturbaient régulièrement les tournées du chanteur, bien que d’autres gauchistes estimaient que Sardou avait droit à sa liberté de parole.

Dans Je suis pour, Sardou se met dans la peau d’un père dont l’enfant a été assassiné et qui, s’adressant au coupable du crime, lui exprime sa souffrance, sa colère et sa haine. La chanson met définitivement le feu aux poudres. Sardou se voit accusé d’instrumentaliser les peurs et les polémiques – alors que la France s’émeut et s’indigne du meurtre du petit Philippe Bertrand par Patrick Henry – et de contribuer à l’appel au lynchage. Enfin et surtout, le chanteur est accusé de faire l’apologie de la peine capitale

2018-10-30T20:02:42+00:00