>>François de Laval

François de Laval père de l’Église canadienne

François de Laval : Saint François-Xavier de Montmorency-Laval, M. P. P., communément appelé François de Laval (30 avril 1623 – 6 mai 1708), fut le premier évêque catholique de Québec, nommé à l’âge de 36 ans par le pape Alexandre VII. Laval était un membre de la famille Montmorency et était l’un des hommes les plus influents de son époque. Il a été candidat à la canonisation de l’Église catholique après sa mort et a été béatifié en 1980 par le pape Jean-Paul II. Le 3 avril 2014, le pape François a fait de lui un saint par « canonisation équipollent ».

Jeunesse
Laval est né le 30 avril 1623 à Montigny-sur-Avre dans l’ancienne province du Perche, aujourd’hui département d’Eure-et-Loir. Son père, Hugues de Laval, membre de la maison de Laval, était le seigneur de Montigny, Montbaudry, Alaincourt et Revercourt. Sa mère, Michelle de Péricard, était issue d’une famille d’officiers héréditaires de la Couronne en Normandie. Malgré sa noble descendance, ses parents n’étaient pas considérés comme riches. Montigny était considéré comme l’équivalent d’une ville-marché de bonne taille. Laval avait cinq autres frères et deux soeurs; deux de ces frères et soeurs poursuivraient également des chemins religieux dans la vie. Son frère cadet, Henri, entra dans l’Ordre des Bénédictins et sa sœur, Anne Charlotte, entra dans la Congrégation des Soeurs du Saint Sacrement.

Tout au long de sa vie, la mère de Laval a toujours servi d’exemple de piété et l’a encouragé à être charitable envers les moins fortunés. Souvent décrit comme destiné à un style de vie ecclésiastique, Laval fut rapidement reconnu comme un garçon clairvoyant et intelligent. En conséquence, il fut admis dans les «rangs privilégiés de ceux qui composaient la Congrégation de la Sainte Vierge». C’était une société fondée par les Jésuites, qui avait pour but d’inspirer les jeunes à adopter des styles de vie religieux, et encourageait la prière régulière et les pratiques spirituelles. À l’âge de huit ans, Laval reçut la tonsure et reçut des ordres mineurs, ce qui lui permit ensuite d’entrer au collège de La Flèche en 1631. Cette institution fut fréquentée par les fils des familles d’élite en France; donc, Laval a été garanti une bonne éducation. De plus, c’est au cours de cette période que Laval entre en contact avec les rapports des missions jésuites chez les Hurons au Canada, ce qui influence son désir de devenir missionnaire, à l’image de son saint patron, François Xavier. En 1637, Laval fut nommé chanoine de la cathédrale d’Évreux par l’évêque d’Évreux.

Père de l’Église canadienne
La nomination de Laval en tant qu’évêque pour la Nouvelle-France était le résultat de tensions croissantes concernant l’état ecclésiastique de la colonie. La Nouvelle-France s’est retrouvée sans évêque pendant les 50 premières années de son installation. Pendant ce temps, les questions spirituelles étaient souvent laissées aux autorités religieuses de la colonie pour réguler, avec l’autorité passant des Récollets aux Jésuites. Ce n’est qu’en 1646, à cause des pressions de Rome, que l’archevêque de Rouen fut officiellement reconnu comme l’autorité immédiate de l’Église en Nouvelle-France. Même avec cette reconnaissance, l’autorité de l’archevêque continuait de s’étendre seulement en accordant des facultés au clergé qui se rendait dans la colonie. A cette époque, il était déjà clair que la Nouvelle-France avait besoin d’une présence ecclésiastique plus immédiate. Nommer un évêque s’est avéré difficile; c’était une question litigieuse, particulièrement entre les jésuites et les sulpiciens nouvellement arrivés.

2018-11-14T18:53:15+00:00